Valérie Ohannessian

Mon souhait de servir le Groupe Lagardère repose sur deux engagements qui me sont chers.

D’abord, la culture et la diffusion de idées sont au cœur de mon intérêt depuis mes jeunes années, lorsque, Khâgneuse en Lettres Modernes, je me destinais à l’enseignement. J’en ai gardé le culte du livre, le respect des médias et un combat personnel pour le partage des opinions et des savoirs. C’est le sens de mes travaux au sein des organisations professionnelles que j’ai servies, notamment en animant les revues référentes du secteur financier comme la revue Risques, en dirigeant les médias et éditions de Revue Banque, pendant onze ans et en publiant moi-même deux ouvrages pédagogiques sur le secteur bancaire1. C’est aussi le sens de ma contribution bénévole au sein du think tank économique, Fondation Concorde. Enfin, c’est la raison de mon soutien au projet de création de l’Institut des Hautes Etudes en Gestion des Crises et Transformations (IHEGC). Participer à l’avenir d’un groupe mythique, et notamment d’une marque presque bicentenaire comme Hachette, sera pour moi une fervente mission.

Ensuite, mon long parcours au sein de structures très diverses du monde économique et financier m’a fait réfléchir à l’évolution du capitalisme, principalement depuis la crise financière de 2008. Je me suis depuis investie sur les sujets de gouvernance d’entreprise, notamment sur les sociétés à mission, la formulation de leur raison d’être et l’animation de leurs parties prenantes, au cœur de l’activité de ma société, Phémia Conseil. Le projet soutenu par Amber, premier actionnaire du groupe Lagardère, correspond aux exigences actuelles d’un capitalisme moderne, attentif d’abord et avant tout à l’intérêt social de l’entreprise, et promouvant une gouvernance rigoureuse et transparente, qui lui donnera les moyens du développement durable qu’elle mérite.